| BUKAVU:
LE NOUVEL ARCHEVEQUE, MGR FRANÇOIS-XAVIER MAROY RUSENGO (PHOTOS)
Dés
aujourd'hui commence le "nouveau" ministère de Son
Excellence Monseigneur François-Xavier Maroy Rusengo, Archevêque
de Bukavu, âgé de 49,7 ans.
C'est aujourd'hui 18 juin 2006 qu'il prend possession officielle, c'est-à-dire
que la boulle de nomination en provenance du Vatican et signé
par le Saint Père Benoît XVI le 26 avril 2006, sera lue
publiquement et donnera au nouvel nommé toute la charge de cet
archidiocèse de Bukavu. D'une ville et d'une région qui
a vécu en ces dernières années les atrocités
de la guerre et de la misère.
Au delà de toute cérémonie, accompagnée
par des grands discours, des acclamations, des cris et danses de joie,
au de là des masses de foules qui encore une fois se masseront
dans la cour de la Cathédrale Notre Dame de la Paix, habillés
avec ces plus beaux habits de fête.
Au de là des cadeaux, signes certainement d'affection et de remerciements,
j'aime voir le nouvel Archevêque en genoux devant les tombes de
ses prédécesseurs, qui reposent dans le même enclos
de cette Cathédrale.
J'aime le voir en prière devant ces tombes pour impétrer
d'eux une grâce spéciale sur son «nouveau»
ministère de pasteur, de père, et de maître.
Ces tombes renferment un très puissant témoignage et un
indiscutable enseignement dont le nouvel archevêque ne pourra
jamais ni les oublier, ni s'en dissocier.
Ces tombes renferment le corps de trois grands hommes et pasteurs qui
ont su témoigner de leurs vies la foi en Jésus Christ
et en l'homme congolais.
Monseigneur Munzihirwa Christophe a accepté les risques mais
n'a jamais joué de compromis avec la vérité, la
justice, l'amour à sa terre congolaise.
C'est pour cela qu'on l'a assassiné au moment qu'il voulait épargné
la ville de Bukavu de tout bain de sang avec l’invasion des soldats
tutsi au service du régime rwandais.
Monseigneur Kataliko Emmanuel avait continué sur le chemin de
son prédécesseur Mgr Munzihirwa sans avoir peur et conscient
d'avoir avec lui toute la force de la communauté ecclésiale
de Bukavu, surtout des consacrés, avait dénoncé
ouvertement le mal que les envahisseurs étaient en train de procurer
aux populations de l'Est de la RDC. On lui avait défendu de rentrer
dans son Diocèse.
Et enfin Monseigneur Charles Mbogha Kambale, qui depuis le jour même
de sa prise de possession avait accepté la croix de sa souffrance.
Une tombe n'est pas encore là, celle de Monseigneur Mulindwa
Mutabesha. Le nouvel Archevêque doit certainement se rappeler
ce que Monseigneur Mulindwa lui avait dit le jour de son Ordination
Sacerdotale le 19 août 1984. Les dépouilles mortelles de
Mgr Mulindwa sont encore en Belgique et attendent impatiemment d'être
rapatriées et reposer enfin avec les autres évêques
de Bukavu.
J'aimerais bien écouter ce que ces ancêtres vont lui dire
en ce moment. Je ne veux pas entrer dans l'intimité de ce moment
mais je suis certains que trois mots seulement lui seront adressés:
risquer toujours pour la vérité et la justice et bannir
tout compromis;
dénoncer tout sorte de mal pour que l'Evangile soit toujours
purifié de tout intérêt humain, clanique et tribal;
Soutenir avec courage la foi de tous les fidèles, même
de ceux qui ne partagent ses mêmes avis et ses mêmes prises
de position. (Ce dimanche 18. juin 2006 à 11h.00, P.Luigi
Lo Stocco)

Photo
© RTVGL/Bukavu

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